Je scrolle, tu scrolles

Combien de fois j’ai entendu dire au sein de mon boulot que les internautes ne scrollez pas. Par exemple nous mettons en place un système de cartographie via Googlemap et je lutte pour qu’ils ajoutent un champs où l’internaute pourra taper son adresse et trouver les différents points près de chez lui, j’imagine mal le visiteur cherchant en vain sur la carte de France son département, sa ville sa région rien qu’à la souris et rien qu’en scrollant pour zoomer sur la carte. Enfin, si ce champs est ajouté, on me prétexte que la carte descendra et ne sera pas visible entièrement à l’écran. Pour sûr, il est vrai que l’internaute ne scrolle pas sur un site et qu’il s’amusera à chercher son adresse à la main… C’est ce qu’on appelle être à coté de la plaque…

Bref, le scrolling n’est pas, n’est plus un problème et il faut arrêter de penser le contraire, pour preuve, il devient même un effet de mode, une tendance. Le scroll est devenu interactif grâce à l’arrivée du HTML5, le CSS3, le JQuery ou le Javascript.

Le webdesign est devenu quelque-chose d’interactif, des décors se construisent, des informations s’affichent au fur et à mesure, je pense même que l’on verra  bientôt le phénomène dans les webdocumentaires. Le scroll ne sert plus à faire défiler une simple page et les webdesigners surfent sur la tendance.

Enfin, voici quelques sites qui illustrent parfaitements les possibilités de l’utilisation du scroll.

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La tête dans le livre

Alors que tout le monde attendait la suite d’un web 3.0 sémantique, les réseaux sociaux sont arrivés, suite logique des blogs du web 2.0.
Facebook et compagnie ont radicalement changé le web, plus de 700 millions d’inscrits sur le réseaux social au logo bleu arborant un « f » minuscule. Les USA comptent le plus d’inscrits sur ce célèbre réseau social, suivis de l’Indonésie (?), le Royaume-uni, la Turquie (?), l’Inde (?), le Mexique (?), les Philippines (?). La France n’arrivent qu’en 8ème position. Qui aurait pensé que des pays, que nous pensons comme sous-développés, auraient autant d’inscrits… Et par le plus grand des hasards, dans ce top dix, certains sont réputés pour la prostitution de mineurs… Enfin, je dit ça mais j’ai rien dit…

Malgré notre 8eme position, Facebook est entré dans toutes les familles, et chez la plus part des jeunes bien choisir sa photo de profil est plus important que ma moyenne en maths. C’est sur ce fait que je me suis baladé sur différents profils.

Autoportrait photographié via un miroir, souvent pris de son smartphone. Photo d’une partie de  corps, des pieds, des mains, un dos ou une chevelure, un tatouage. En noir et blanc, en couleur, voir parfois saturées. La photo de couple, de leurs enfants ou de leur animal de compagnie. La photo montée sous photoshop ou via une application en ligne. L’avatar ou la photo de sa star préférée. On trouve de tout. Une photo de profil c’est ce qui nous identifie mais sert aussi à nous identifier, alors, que cache nos photos de profils ?

Toutes ces photos sont choisies dans une logique horizontale d’individualité contre une communauté et verticale dans un conformiste opposé à une créativité.

Dans cette logique, une photo créative et individualiste affichera un contre fichage souvent utilisé par une personne ayant une « âme d’artiste ». Il se contre-fiche d’être normal et sait que la créativité attire toujours plus de « fans ». Ces profils sont souvent tenus par ceux qui sont libérés des normes pour être pleinement eux-même (ou qui jouent un personnage).
C’est un peu différent de celui (ou celle) qui affichera une photo originale dans un contexte communautaire (photo de groupe, exemple une bande d’amis qui saute en même temps, une nana qui se prend en photo avec ses copines sexy…). Cette personne suivra une logique d’enrolage et affichera clairement son mouvement dans sa petite communauté d’amis, souvent créatifs ou dégantés (la bande typique de jeunes qui se fendent la gueule dixit Coluche).

Pour ceux qui suivront le conformiste individualiste, c’est simple, ils suivent une logique de fichage. Ils ne changeront quasiment jamais de photo de profil et utiliseront facebook comme d’une carte d’identité, d’ailleurs tout porte à croire que leur photo est aussi issue de ce document administratif, leur portrait sera simple, voir fade, ennuyeux et moche. Pour ceux-là la finalité est claire, ils se contentent de leurs amis et n’en veulent pas d’autres, surtout ceux qu’ils ne connaissent pas. Dans cette catégorie on trouve aussi ceux qui mettent leurs photos de vacances, souvent des portraits sous les palmiers ou de pieds dans le sable, ceux là sont à bannir, ils ne veulent que vous rendre jaloux.

Enfin, il y a ceux qui mettront leur photos de couple, leurs enfant ou une photo de leur animal de compagnie. Ce sont les conformistes communautaire. Pas grand choses à dire sur eux, ils affichent clairement leurs signes d’appartenance à un groupe ou un statut social. Ces derniers ne veulent que des amis parmi les trente millions d’amis ou d’une identité sociale égale à la leur, bref, le genre de personne à inviter le mercredi pour un diner.

Ainsi, montre-moi ce que tu affiches, je te dirai qui tu es.

L’art et le plaisir d’être.

Cela fait  un moment que je voulais renouer avec le dessin. M’inscrire à un atelier d’art plastique a été mon principal objectif pour cette rentrée.

J’ai donc retrouvé le contact avec ces matières qui, avec du recul, me manquaient. Les fibres et la souplesse du papier, le graphite solide, la douceur d’un pinceaux, la rigidité des poils d’une brosse, la peinture aux pigments éclatants. Une exaltation est apparue en moi, une sorte d’ivresse. Je me suis replongé dans mon enfance. Souvenirs de ces cours passés les mercredis soirs aux beaux-arts de Caen, mon aura créatrice empêchait les élèves qui m’entouraient, nous étions quatre sur une grande table, de faire comme ils le sentaient, en définitive ils oubliaient leur passion et empêchaient leur inconscient de s’exprimer. Mimétisme flatteur. Aujourd’hui, je suis parmi des adultes et c’est agréable de voir qu’avec l’âge, comme un bon vin, les gens ont plus de texture. J’ai ressenti chez eux un désir profond de s’exprimer sur une feuille, et, avant tout se faire plaisir.

Découverte de l’exercice : Hundertwasser, architecte artiste. Son œuvre picturale est caractérisée par le foisonnement organique des formes et repose sur la brillance des couleurs. S’en inspirer et faire ressortir dans nos architectures un visage, un être ou un animal, tel était l’objectif de notre première oeuvre.

Forme poussant dans les jardins aimés, 1975 - Friedensreich Hundertwasser

Forme poussant dans les jardins aimés, 1975 – Friedensreich Hundertwasser

Premier cours, premières muses, après trente minutes de réflexion sur une feuille de brouillon ordinaire, je commençais déjà à attaquer avec légèreté et précision sur grand format. Je suis plongé dans mon dessin, l’environnement se trouble, je n’entends plus rien ou quelques mots pris à la volée dans les conversations, impossible de les mettre en ordre pour suivre les échanges. Je suis aspiré par ma feuille et certainement trop en avance par rapport aux autres, je commencerai la peinture à l’atelier suivant, deux heures se sont écoulées.

Plus je dessine, plus je trouve que l’art est le plus puissant stimulant de la vie. Il ne s’agit pas seulement d’une constatation physiologique : l’art me donne un certain enthousiasme pour la vie. Cette ivresse que j’avais oublié, c’est la force qui se manifeste. L’ivresse révèle la puissance comme phénomène primordial de l’existence. Si la volonté voulait quelque chose, elle se fixerait dans la représentation, elle serait soumise à l’intelligence, l’ivresse fait parler mon inconscient. C’est la puissance de la vie à l’état brut, les forces de l’instinct et de la nature. C’est pourquoi il n’y a pas d’art sans ivresse. Par l’ivresse, l’individu atteint l’être et l’art le révèle.

Deuxième séance. J’ai imaginé les couleurs. Complémentaires, rayonnantes de vivacité, imaginaire devenu matière. Deux heures se sont encore écoulées, le temps n’existe plus dans ces instants là. J’ai retrouvé le sens du bonheur, une recette vieille comme le monde : être dans l’instant, le présent, ne pas polluer ce moment par du passé et par du futur. Ça s’appelle comme chacun sait « Carpe diem ».

Troisième séance. J’en suis à la moitié, il ne me reste plus beaucoup à peindre et au fur et à mesure, certaines idées me viennent, des détails, des façons de faire, l’esprit d’Hundertwasser est entré en moi. Je fusionne avec ma peinture, ma création.

La quatrième séance se passera aussi vite et sera aussi plaisante. J’ai bien avancé, j’aurai sans doute terminé, loin devant les autres, comme toujours, enfin qu’importe l’artiste, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Dessine-moi un site

A l’occasion de la refonte d’un site internet pour lequel je suis webmaster, j’ai eu l’occasion de rencontrer différentes agences traitant du design (avènement de l’externalisation). Et j’ai remarqué que les visuels de l’agence choisie avait conçu des maquettes pour le moins sommaires. On a beau avoir un bon CMS, avoir des possibilités en JQuery ou en Javascript, il est désastreux de constater que le design ne suit pas, franchement, de la part d’une agence spécialisée en ergonomie et design on pourrait s’attendre à une conception graphique à la fois riche et originale.

La volonté d’être différent

Personnellement, je cherche la différence, et pour le site en question je me suis pas mal posé de questions, même si je n’ai pas contribuer à la charte graphique (ou si peu). Il y a pas mal de contraintes, il faut à la fois intégrer les éléments de communications ou d’information, de culture, de médias, de visuels. J’ai beaucoup envié les web designer en charge de dessiner le site. Mais malheureusement, à bien y regarder, depuis l’avènement des solutions CMS dites standardisées, le design est devenu une sorte de parent pauvre.

Think pas pareil que les autres

Les travaux aperçu lors des réunions avec les différents prestataires m’ont rappelé qu’il existait d’autre façon de créer un design. Pour ma part, le design d’un site doit être plus ludique, plus stylisée, plus chatoyant. Je me souviens de ma première version d’un site pour un groupe reprenant les standards des Beatles, la navigation se faisait horizontalement. La maquette à l’écran doit porter la trace d’un véritable travail de recherche et de création, tout autant qu’une maitrise des techniques de CSS, de JQuery ou de Javascript.

Avec des si…

Le problème, parce qu’il y a toujours un problème, c’est le retard français où il reste encore un vrai boulot pour créer une culture web. Cette culture, les patrons de nos entreprises, de nos administrations ne l’ont pas encore, et ne parlons pas de la communication interne des grosses boites. Il faudra sans doute passer une, voir deux génération avant que l’entreprise ou l’administration française ne comprenne vraiment les enjeux du net et l’apport de ce dernier s’il est bien utilisé.

Un site pour hier s’iouplé

Penser différemment, c’est aussi se mettre à jour et voir ce qu’il se fait ailleurs, arrêtons l’auto satisfaction. Le temps qu’un site se créée (je prend toujours mon exemple au sein de cette boite), les technologies auront évoluées, et je ne vous parle pas des graphismes qui doit au moins évoluer tout les 2 ans. Au moment où le site a été mis en ligne, il s’est passé un peu moins d’un an. Et quand celui-ci est sur la toile, fraichement dévoilé, on y ajoutera des fonctions supplémentaires qui s’incrémenteront obligatoirement dans la page d’accueil du site. Au final, le site ressemblera à un patchwork pas joli à regarder et avec des informations dans tout les sens. Et je ne vous parle pas des têtes pensantes qui décident que telles ou telles choses doivent être changée, et tant pis pour l’ergonomie, tant pis pour les sites de partages, les réseaux sociaux et toute les vitrines extérieures qui amènent du trafic. Tout cela doit évoluer, c’est fini l’internet de papy !

Le design, et moi, et moi

Le design c’est bien beau mais il faut aussi penser à éditorialer le site et à force de vouloir ajouter des choses on se retrouve avec un fourre-tout qui n’a ni queue ni tête. Il faut se restreindre au principal, ne pas partir dans tout les sens, bref, avoir un site beau, épuré et simple à comprendre.


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